Un peu d’histoire

 

La Sure en Chartreuse est une commune nouvelle de l’Isère née au premier janvier 2017 de la fusion des communes historiques de Pommiers la Placette et de Saint Julien de Ratz . Située aux confins sud-ouest du massif préalpin de la Chartreuse elle est bordée par les communes de Saint Joseph de Rivière au nord, de Saint Étienne de Crossey au nord-ouest, de la Buisse et Coublevie à l’ouest, de Voreppe au sud et de Saint Pierre de Chartreuse et Proveysieux à l’est. Composée de presque quarante hameaux, la commune s’étend sur 2773 hectares qui s’étagent de 350 mètres, point le plus bas en bordure de la Roize, à 1920 mètres, altitude à laquelle culmine La Grande Sure massif tutélaire qui domine ce balcon ouest du massif de la Chartreuse.

Au plan administratif, la commune fait partie de l’arrondissement de Grenoble (20 km) et du canton de Voiron (13 km). En intercommunalité, elle fait partie de la Communauté d’agglomération du Pays Voironnais (C.A.P.V.). Elle est enfin commune membre du Parc Naturel Régional de Chartreuse.

Essentiellement rurale et agricole jusque vers les années 60, la commune a vu, depuis lors, sa population croître régulièrement par l’installation continue de familles attirées par la proximité d’entreprises, généralement de haute technologie, installées à Grenoble et dans les environs. Ainsi, le nombre d’habitants (les Cartusurois) est passé de 317 en 1962 (un des nombres les plus bas du fait des conséquences de la Grande Guerre puis de l’exode rural au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ) à plus de 1000 habitants aujourd’hui, témoignage du caractère attractif de notre territoire.

 

1914-1918 – Les 2 villages se vident de la population masculine active

 

La municipalité de La Sure en Chartreuse a tenu à commémorer le centenaire de la fin de la guerre 14-18 au moment des cérémonies du 11 novembre 2019. Une remarquable exposition préparée par les Anciens Combattants de la commune et le Souvenir Français avait lieu à la salle des fêtes de Saint-Julien de Ratz.

 


 

Pour l’occasion, les Anciens Combattants ont édité trois brochures. La première est consacrée à Maria Verdet qui a, chaque jour durant tout le conflit, écrit sur des cahiers d’écoliers la vie qui se déroulait à Pommiers avec les tourments causés par les nouvelles venues du Front.


Le journal de Maria VERDET
cliquez sur l’image et utilisez le zoom  
   

 


Les deux autres racontent ce qu’ont vécu les poilus de nos deux villages mobilisés (117 de Pommiers la Placette et les 64 de Saint-Julien de Ratz).
On y découvre le parcours dans cette guerre de chacun d’eux avec les changements de régiments, les blessures et aussi, hélas, les décès. On y trouve aussi les citations remises après les exploits des plus valeureux d’entre eux. Y sont insérées les fiches matricules de ceux qui sont tombés glorieusement, donnant leur vie pour leur patrie ; 21 enfants de Pommiers et 18 enfants de Saint-Julien.


Les Poilus de Pommiers la Placette
cliquez sur l’image et utilisez le zoom 


Les Poilus de Saint Julien de Ratz
cliquez sur l’image et utilisez le zoom  

 

 


    « Le Maquis Palace »

En 1943 des personnalités extérieures au massif de Chartreuse , dont Henri Grouès, alias l’abbé Pierre. participent à la mise en place, avec André Demirleau, charpentier à Voreppe, du « Maquis Palace », situé sur les hauteurs de Pommiers la Placette, qui, suite à des attaques italiennes, se déplace plusieurs fois sur le massif pour finalement s’établir à Malleval dans le Vercors, où il connaîtra une fin tragique le 29 janvier 1944.


« Le Maquis Palace »
un lieu de la résistance insolite
cliquez sur l’image et utilisez le zoom  



Collection  « LES MOUTONS DANS L’ESCALIER » Journal d’expression des habitants de POMMIERS LA PLACETTE (145 numéros de 1977 à 2017 )

Dans les années 1970 de nombreuses familles vinrent s’installer à Pommiers créant une nouvelle dynamique pour le village quelque peu endormi.

Au hameau de l’Herme, quelques voisines Mesdames Odette Ancion, Anne Bady, Simone Delphin et au village l’instituteur Jean Jullien, eurent l’idée de la création d’un journal dans le but de créer un lien d’échange entre les anciens du pays enracinés comme les sapins depuis des générations et les nouveaux habitants.

L’idée prit son essor au cours d’une réunion. Il fallait bien trouver un titre… Pourquoi pas un titre insolite, original ? « Les Moutons dans l’escalier » est le résultat d’une expression spontanée de  l’équipe qui ne voulait pas que cette « feuille de chou » soit de la mairie ou de la paroisse. C’est en voyant les Moutons de Gérard Guillot Liodin escaladant la pente vers Pallachères que la formule a jailli !

Ces 145 numéros relatent sur 40 années tout simplement l’Histoire au présent et au passé de notre commune. Pour les vingt ans du journal, Marie Thérèse Heyward l’avait fort bien exprimé :

« C’est la vie et le mouvement de ses habitants, le pourquoi les nouveaux s’y installent (généralement parce qu’ils ont eu le coup de foudre du site …d’un ou d’une autochtone) le pourquoi les anciens s’en vont (toujours à regret…) c’est encore la chronique au jour le jour des grands évènements météorologiques, des manifestations culturelles, sportives, associatives ou tout simplement amicales, ce sont les peines et les joies, tout l’état civil en termes de sympathie.

C’est l’apport extraordinairement varié des uns et des autres, habitants de Pommiers, jeunes ou vieux, hommes et femmes, journalistes occasionnels, pédagogues de métier ou de vocation, poètes ou rêveurs, historiens ou géographes, techniciens ou scientifiques, moralistes ou fantaisistes qui prennent la plume pour faire part aux autres de ce qui, un jour ou tous les jours les passionne, les fait vivre… ou quelquefois s’insurger… »

C’est aussi la générosité des habitants qui pendant toutes ces années a permis l’achat des fournitures

(stencils des débuts sur la Ronéo, feuilles , agrafes) et bien sûr l’engagement et la persévérance de tous les bénévoles qui ont assuré la mise en page, le tirage, l’agrafage et la distribution dans chaque boîte à lettres des 145 numéros pendant ces 40 années.

Anne BADY

 


Les Moutons dans l’escalier
cliquez sur l’image et utilisez le zoom  


LA VIE de Pommiers la Placette
à travers les délibérations de ses conseils municipaux

“C’est le devoir de mémoire qui nous parle du passé”
(Marc Augé – Ethnologue français)

En 2005 Georges ANCION après avoir relié les registres des Conseils Municipaux de 1832 à 2004 a eu la curiosité d’ouvrir et de lire le premier de ces registres.

“Je suis entré dans la vie du village et la curiosité est devenue passion” écrit Georges ANCION dans la préface de son livre.

Ce livre est un travail de mémoire qui est le fruit de lectures patientes , d’une méticuleuse collecte de documents. Comme l’écrit et le souhaitait Georges ANCION, Il donnera aux lecteurs jeunes et moins jeunes “un aperçu des évolutions qui ont permis aux Pommérats de mieux vivre et surtout de vivre plus longtemps”.


POMMIERS LA PLACETTE – 1832 – 2006 – La vie du village à travers les délibérations des conseils municipaux
cliquez sur l’image et utilisez le zoom   


LE SAVIEZ-VOUS ?

Entre 1795 et 1940, Pommiers la placette était doté d’une boulangerie, de deux épiceries, d’un café restaurant, de deux cafés-épiceries, de huit cafés et de deux hôtels.
Ouvrez donc leur porte ……


cliquez sur l’image et utilisez le zoom   


 

Photothèque

 

Mémoire d’images du Pays Voironnais.

 

Découvrez les images, les cartes postales, les images anciennes des 2 villages de Pommiers la Placette et de Saint Julien de Ratz  qui forment aujourd’hui  la commune de La Sure en Chartreuse.

Jeunes et moins jeunes Cartusurois et Cartusuroises apprécieront nous l’espérons cet outil de connaissance du passé.

Accédez aux albums